L’opération, pratiquée depuis les années 1970, consiste à aboucher le début de l’intestin à la dernière partie de l’intestin grêle, l’iléon. La majeure partie de l’intestin étant mise hors circuit, les aliments consommés ne sont que très faiblement digérés. On maigrit alors rapidement : 5 à 6 kilos par mois le premier semestre, puis 3 kilos par mois ensuite. Au bout de trois ans, le poids se stabilise. En théorie, l’idée est séduisante puisque la personne n’a pas à se priver de manger pour maigrir.

Cette opération est en fait très lourde et induit de nombreuses nuisances : on observe des diarrhées importantes et débilitantes, une perte de sodium, de potassium, de calcium et de magnésium, une carence en vitamines liposolubles, une intoxication endogène à l’acide oxalique, une perte d’appétit. Les complications sont graves : troubles cardiaques parfois mortels, fragilisation osseuse, douleurs musculaires et articulaires, déficiences des reins et du foie, troubles psychiatriques