Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le By Pass Gastrique

17 août 2008

Différentes chirurgies bariatriques

L'anneau ajustable :

il est placé autour de l'estomac, à
l'intérieur de l'anneau il y a comme une chambre à air, l'anneau est
relié par un cathéter à un boitier qui est placé dans l'abdomen soit
sous les côtes à gauche soit entre les seins (selon les
chirurgiens) . On dit ajustable car justement il est possible en
injectant du sérum physiologique de gonfler cette "chambre à air" et
donc de diminuer la quantité de nourriture ingérée.

En fait l'anneau fait comme un sablier, on laisse une petite poche
en haut de l'estomac et la nourriture descend tout doucement dans la
plus grande pochée laissée sous l'anneau ce qui donne très
rapidement une sensation de satiété.

La gastroplastie par agrafage est le même système que l'anneau
ajustable mais l'estomac est agrafé donc, pas de possibilité de
moduler la quantité alimentaire.

Les interventions dites "restrictives et mal absorptives"

Le by-pass :

le by-pass gastrique combine la restriction alimentaire (comme pour
l'anneau) avec une satiété rapide et un effet de malabsorption
(proportionnel à la longueur d'intestin court-circuité qui peut varier).

On divise l'estomac pour délimiter une petite poche gastrique dite
proximale, d'une capacité d'environ 50 ml, séparée du reste de
l'estomac. Elle est ensuite reliée directement à l'intestin grêle (
le jujénum) par une anastomose (suture) entre celui-ci et la poche
gastrique.

Les aliments passent ainsi directement dans l'intestin grêle
proximal, de telle sorte que tout le reste de l'estomac est court-
circuité, mais aussi le duodénum et les premières anses intestinales.

La sleeve gastrectomy

est à l'origine la partie restrictive d'une
intervention plus étendue qui comporte deux principes : une
restriction alimentaire par le biais d'une gastrectomie
partielle "en gouttière" et une partie malabsorbtive, la dérivation
bilio-pancréatique

La sleeve est actuellement souvent pratiquée seule et non plus dans
l'attente d'une seconde intervention. Elle consiste à sectionner
l'estomac sur toute sa "longueur" (en fait sa hauteur), de manière à
le transformer en un tube effilé, ce qui par nature diminuera la
capacité alimentaire du patient.

il faut noter que le tissu gastrique possède une certaine plasticité
et une souplesse, si bien que cette restriction alimentaire est
nécessairement limitée dans le temps.

Le "Switch" duodénal

Les 2/3 de l'estomac sont enlevés avec un effet restrictif peu
important. Mais la portion basse de l'estomac (qui joue le rôle de
pompe servant à envoyer les aliments dans l'intestin) ainsi que son
sphincter musculaire de sortie (=pylore) qui empêche le reflux du
contenu intestinal vers l'estomac, sont préservés et empêchent
l'apparition du dumping syndrome, complication fréquente du by-pass
gastrique. La préservation de cette "pompe antro-pylorique" respecte
donc la vidange physiologique de l'estomac au contraire de
l'opération de Scopinaro (voir ci-dessous). Le caractère restrictif
de l`opération est cependant moins important que dans le by-pass.

L'opération de Scopinaro

La diversion bilio-pancréatique selon Scopinaro répond aux mêmes
principes que le "Switch" duodénal. Mais dans ce cas-ci, la
résection de l'estomac emporte le sphincter musculaire de sortie
(=pylore) avec, comme conséquence, le risque d'apparition
d'un "dumping syndrome" en plus des effets secondaires classiques de
la diversion bilio-pancréatique.
Ces interventions de diversion bilio-pancréatique se réalisent
classiquement par voie coelioscopique mais sont techniquement
délicates.
. La durée opératoire est d'environ 4 heures.
. Les complications postopératoires immédiates sont les mêmes que
pour le by-pass gastrique.
. La malabsorption est également responsable des complications
tardives liées à l'opération, à savoir :
- la malnutrition : plus le court-circuit intestinal est important,
plus la perte de graisses (et de calories) dans les selles est
grande et plus le risque de carences diverses existent (notamment en
vitamines A,D et E ainsi qu'en calcium). Les symptômes sont la
fatigue, la perte de cheveux et les chevilles gonflées.
- la déshydratation : peut être causée par l'émission de selles
diarrhéiques importantes associées à une ingestion insuffisante de
liquides.
- le dumping syndrome uniquement dans le cas de l'opération de
Scopinaro"

Pour les sources j'ai oublié de les noter désolée

Posté par Calisson13 à 07:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Un By Pass pour qui ? pour quoi?

Comparé aux procédures restrictives, le bypass gastrique est plus
efficace en termes de perte de poids et le succès de l'intervention
dépend beaucoup moins du patient car les contraintes alimentaires sont
nettement moins importantes (par rapport à l'anneau qui transforme
votre estomac en sablier, le by-pass permet d'avoir un système de
malabsorption.

C'est à dire qu'en plus de la quantité d'aliments qui est limitée, le
corps absorbera moins de calories). En revanche, le geste chirurgical
est techniquement plus difficile non seulement à « ventre ouvert »
mais surtout par coelioscopie, d'où un risque chirurgical qui est un
peu plus élevé.

Pour certains auteurs cette intervention représente l'étalon or,
notamment aux Etats-Unis, mais du fait du risque encouru, il est
raisonnable de la réserver à certaines indications: en premier lieu,
les hernies hiatales non réductibles, les oesophagites sévères, car
dans ce cas le bypass gastrique permet non seulement d'obtenir une
perte de poids substantielle, mais de plus, il est similaire à une
diversion duodénale totale, ce qui supprime le reflux.

Viennent ensuite les contre-indications des procédures restrictives:
absence de sensation de satiété, troubles graves du comportement
alimentaire et les patients qui ne veulent pas de contraintes
alimentaires draconiennes.

Les « sweet eaters », c'est-à-dire les patients ressentant une
attirance particulière pour les aliments sucrés liquides ou semi
liquides à haut pouvoir calorique (sodas, crèmes, desserts...) ont été
des sujets d'études. Plusieurs d'entre elles montrent en effet que ces
personnes perdent moins de poids après une gastroplastie qu'après une
dérivation gastrique.

C'est pourquoi il est suggéré de leur proposer d'emblée un by-pass
parce que le dumping syndrome associé entraîne une réaction aversive
envers ce type d'aliment.

Les super obèses (BMI égal ou supérieur à50 kg/m²) sont des patients
chez lesquels un by-pass gastrique peut être discuté d'emblée. La
présence d'un diabète instable, difficile à équilibrer est également
un argument en faveur du by-pass gastrique.

Celui-ci permet en effet dans plus de 80% des cas de guérir rapidement
et durablement le diabète associé à l'obésité.

Les autres indications du bypass sont les reprises chirurgicales pour
échec ou complications après une première gastroplastie: sténose du
chenal d'évacuation et/ou oesophagite sévère après une gastroplastie
verticale bandée; dilatation non réductible de la poche gastrique
proximale lorsque celle-ci est secondaire à des excès alimentaires et
enfin absence d'amaigrissement ou reprise pondérale a long terme
lorsque ces échecs sont le fait d'une adaptation alimentaire.

En effet certains échecs sont secondaires à des problèmes
chirurgicaux: anneau gastrique placé trop haut, re-perméation de la
ligne d'agrafes et dans ce cas une correction du montage chirurgical
initial peut parfois être proposée.

Article du Professeur Marmuse, paru dans la revue Impact Médecine du
21 Juin 2002,

Posté par Calisson13 à 07:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

By Pass : avantages et inconvenients

Un avantage important est le confort alimentaire.

En effet, le by-pass gastrique est nettement moins contraignant que
les méthodes restrictives. Les patients peuvent manger de tout mais en
petite quantité comme après une gastrectomie totale et il n'y a
habituellement pas de diarrhée, de vomissements ou d'oesophagite par
reflux. De plus, l'alimentation passe beaucoup mieux, et il est même
possible de boire un peu pendant le repas, contrairement à la
gastroplastie (avec un anneau, si vous buvez, ça remplacera votre
nourriture.. .).

La mastication est néanmoins un élément important pour bien
s'alimenter: la digestion commence avec la salive!

Le «dumping syndrome » (malaise avec tachycardie: le patient transpire
fortement et est pris d'une grosse fatigue. Ce malaise passe après une
phase de repos de 30 à 45 minutes. Ce phénomène est dû à un ingestion
de matière dense en sucre) est le seul inconvénient fonctionnel de
cette technique mais, d'une part, il est inconstant et, d'autre part,
il peut être contrôlé par une alimentation pauvre en glucides et de
plus, dans la majorité des cas, il s'amende avec les années. Enfin,
bien qu'il puisse être incommodant, il est souvent très bénéfique car
il contribue à la perte de poids et à son maintien.

Il arrive également que l'opéré sente un "blocage", qui se produit
lors d'ingestion de nourriture trop rapidement, provoquant une douleur
assez violente au niveau de sternum , et des spasmes pouvant durer
jusqu'à 20 minutes. Il y a deux possibilités: soit la nourriture est
régurgitée , soit elle est est digérée normalement. .. Il faut éviter
de ce mettre dans cette situation durant les trois premiers mois de la
convalescence post-opératoire, afin de ne pas provoquer de
complications au niveau de la cicatrisation interne

Un autre inconvénient notable lié au by-pass du duodénum et des
premières anses jéjunales, est le risque de carences nutritionnelles,
notamment en fer, en calcium, en folates et en vitamine B12, mais
celles-ci peuvent être évitées et contrôlées en grande partie par la
rigueur du suivi et par la prise régulière de suppléments en vitamines
et en oligo-éléments.

Un dernier problème est le devenir et la difficulté d'exploration de
la poche gastrique exclue. En effet, elle n'est accessible ni à
l'exploration endoscopique ni au transit radio opaque.

Article du Professeur Marmuse, paru dans la revue Impact Médecine du
21 Juin 2002
,

Posté par Calisson13 à 07:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Technique opératoire du ByPass

Introduite et développée par Mason, en 1969, cette intervention
associe une réduction de la capacité gastrique et une petite
malabsorption.

Elle consiste à faire une trans-section verticale de l'estomac de
façon à isoler une poche proximale de capacité restreinte (10 à 30 ml)
où arrivent les aliments. Séparée du reste de l'estomac, celle-ci est
ensuite reliée directement au jéjunum par l'intermédiaire d'une
anastomose gastro-jéjunale sur anse en Y (voir schéma).

Les aliments passent ainsi directement dans l'intestin en
court-circuitant non seulement la plus grande partie de l'estomac
(d'où le nom de l'intervention) mais également le duodénum et le
jéjunum proximal.

Très en vogue aux Etats-Unis, cette intervention est très délicate,
notamment pas coelioscopie et le risque opératoire est plus élevé que
celui des gastroplasties par anneau ou par agrafage. Il s'agit en
effet d'une procédure qui requiert deux anastomoses dont l'une
techniquement difficile à la partie haute de l'estomac, d'accès peu
aisé chez l'obèse, d'où un taux de fistules anastomotiques qui est de
2 à 4% et une mortalité opératoire qui est de l'ordre de 0,5 à 1 %.
En revanche, elle induit une perte de poids plus rapide et plus
importante qui s'explique par trois mécanismes: une restriction
alimentaire liée à la petite poche gastrique et au passage très rapide
des aliments dans l'intestin, une malabsorption intestinale dont le
degré est fonction de la longueur du jéjunum exclu et un « dumping
syndrome» (malaise avec tachycardie) qui entraîne une réaction
d'aversion envers les aliments sucrés.

Article du Professeur Marmuse, paru dans la revue Impact Médecine du
21 Juin 2002
,

Posté par Calisson13 à 07:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Suites opératoires du By Pass

Un bon suivi médical pendant les premières années est primordial.

En général le chirurgien voit son patient tous les 3 mois pendant la
première année. Ensuite une consultation tous les 6 mois doit suffire.
Il faut surveiller attentivement les carences ou troubles pouvant
survenir durant toute la période d'amaigrissement et la stabilisation.

Deux ans plus tard, la perte pondérale moyenne est de plus de 70 % de
l'excès de poids initial et le taux de succès de l'intervention (perte
supérieure à 50 % de l'excès de poids initial) est de 90 % en cas
d'obésité morbide (BMI inférieur à 50) et de prés de 50 % pour les
patients atteints d'obésité morbide (BMI supérieur à 50). Un petit
regain de poids peut être observé au-delà de la deuxième année mais
dans la grande majorité des cas, la perte de poids obtenue se
maintient avec le temps. Par ailleurs, le by-pass gastrique améliore
rapidement le métabolisme du glucose, comme le montre l'étude de
Pories, qui rapporte une guérison du diabète préopératoire dans 80 %
des cas, même quand la perte est de moins de 50 % du poids en excès.

Article du Professeur Marmuse, paru dans la revue Impact Médecine du
21 Juin 2002
,

Posté par Calisson13 à 07:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Alimentation apres By Pass

IL FAUT SUIVRE CE QUE SON CHIR NOUS INDIQUE, SIMPLEMENT C'EST A TITRE
INDICATIF QUE JE DONNE CES ELEMENTS

Adapter l'alimentation aux nouvelles capacités de l'estomac tant du
point de vue quantitatif que qualitatif.

CONSEILS GENERAUX.

- Une règle essentielle : Fractionner les repas au cours de la journée

- Le repas du midi et du soir sera composé d'un plat principal (viande
légumes), le fromage et le dessert sera prit 2 ou 3 heures plus tard.

- Eviter de boire avant et pendant les repas pour ne pas augmenter les
volumes.

- Ne pas commencer votre dîner par un potage.

- Ne pas oublier de boire entre les repas.

- Bien mastiquer, l'état de vos dents ou de votre appareil dentaire
est à surveiller.

- Eviter les aliments trop sucrés et trop salés en grandes quantités
et en particuliers les boissons.

- Consommer vos repas de manière détendue. Faites du temps repas un
temps de détente.

- Eviter de fumer, surtout à jeun.

ALIMENTS A EVITER PENDANT UN MOIS.

- Certaines crudités : céleri, chou rouge, radis, concombres, poivrons …
- Charcuteries* sauf jambon blanc.
- Viande en sauce* : Bourguignon, ragoûts …
- Viande fumées ou faisandées.
- Légumes verts : poireaux, navets, ail, oignon, les
choux,poivrons, céleri, aubergines, fenouil
- Légumes secs : lentilles, pois cassés, haricots blancs …
- Fromages fermentés à goût fort : munster, livarot, bleu …
- Certains fruits acides : oranges, mandarines, pamplemousses, clémentines
- Pain complet, pain peu cuit et chaud.
- Pâtisseries* avec crème au beurre ou chantilly, pâtes
feuilletées*, croissants* au beurre etc..
- Epices : poivres, piments, harissa…
- Condiments : câpres, cornichons, moutarde …
- Mayonnaise*, sauce béarnaise*, hollandaise* …
- Fritures* : beignets, frites …
- Boissons gazeuses* : soda, coca, bière …
- Boissons alcoolisées*

* : Aliments à ne consommer qu'occasionnellemen t car ils sont riches en
énergie, graisse et/ou sucre.

ELARGISSEMENT DU REGIME.

Pendant 1 mois faire une cuisine simple, cuisson au four, au grill, à
l'eau, à la vapeur pour faciliter la digestion.
Ajouter un peu de beurre ou de l'huile sur les aliments au moment de
servir.

REALIMENTATION (1ere semaine)

1er jour : boissons (bouillon légumes, thé, tisane, café « léger »…) à
chaque repas
2ème jour : boisson, laitage et compote à à chaque repas
3ème jour au 7ème jour : alimentation mixée et fractionnée (en
respectant les interdits et la 1ère répartition)

DANS LA DEUXIEME SEMAINE

Reprendre une alimentation de texture normale (non mixée) en respectant la
2ème répartition et en réintroduisant les aliments suivants :

- Les fruits cuits, fruits sirop
- Les fromages, laitages
- Les pommes de terre (vapeur, gratins, …)
- Les pâtes, riz
- Les légumes bien cuits entiers (carotte, haricot vert extra fin,
courgette sans peau sans pépin, pointe d'asperge, endives, salade
cuite, betteraves …)
- Le poisson, les œufs, la viande entière tendre (à bien mâcher)
- Les biscottes, les gâteaux secs, le pain de mie.

DANS LA TROISIEME SEMAINE

Réintroduire les aliments suivants :
- Le pain
- Les fruits crus bien murs épluchés : banane, pomme, poire, pêche,
fraise, nectarine …

DANS LA QUATRIEME SEMAINE

Réintroduire :
- Les crudités en veillant à assaisonner avec de l'huile et quelques
gouttes de citron. Ex : carotte finement râpée, salade sans côte,
tomate sans peau et sans pépin.

La tolérance aux aliments varie d'une personne à une autre, aussi il est
indispensable de les tester vous même.

1. Alimentation mixée pendant 7 jours

Petit déjeuner :
- 1 laitage
- 1 boisson chaude
- 2 ou 3 petits gâteaux secs ou biscottes (à tremper)

Déjeuner :
- Viande ou poisson mixé
-Légumes variés
- 1 noisette de beurre ou 1 cuillère à café d'huile

16h :
- 1 laitage
- 1 compote

Dîner :
- Viande ou poisson mixé
- Féculents mixés
- 1 noisette de beurre ou 1 cuillère à café d'huile

22h :
- 1 laitage
- 1 compote

BOIRE ENTRE LES REPAS AU MOINS 1L D'EAU PAR JOUR

2. Alimentation de texture normale.

Petit déjeuner :
- Boisson chaude ou froide avec du lait (ou laitage ou fromage)
- Miel ou confiture
- Biscottes ou pain

Collation :
- 1 fruit cru ou cuit ou une compote sans sucre ajouté ou un verre de
jus de fruit sans sucre ajouté (200ml)

Déjeuner :
- Légumes assaisonnés
- Pain ou biscottes

Collation :
- Fromage + pain ou biscottes

Dîner :
- Viande ou poisson ou œuf
- Féculents assaisonnés
- Pain ou biscottes

Collation :
- Laitage+fruit cru ou cuit ou compote sans sucre ajouté

REMARQUES.

- Ne pas supprimer les matières grasses pour éviter les carences en
vitamines A et E

- Consommer en priorité les aliments les plus riches en protéines :
viande, poisson ou œuf, fromage et laitage pour éviter la fonte
musculaire.

Posté par Calisson13 à 07:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le dumping syndrome

Qu'est ce que c'est ?

Le dumping syndrome est un malaise général qui survient après un
repas. Il résulte de l'arrivée brutale dans l'intestin grêle des
aliments. Il survient souvent après une chirurgie de l'estomac
(Nissen, plastie gastrique réalisée pour certaines atrésies de
l'oesophage de type 1). Il peut apparaître aussi quand l'enfant est
nourri à l'aide d'une gastrostomie.

Comment se manifeste le dumping syndrome ?

Le dumping syndrome ne présente pas des signes spécifiques, ce qui
rend son diagnostic assez difficile. On distingue un dumping syndrome
précoce qui se manifeste 30 à 60 minutes après le repas et un dumping
syndrome tardif qui apparaît 90 à 240 minutes après le repas.
Les symptômes les plus communs sont les suivants:
- des bouffées de chaleur
- des sueurs, des palpitations, une tachycardie, pâleur
- des douleurs abdominales, des diarrhées, des hauts le coeur
- un refus de manger
- une somnolence
La fréquence et l'importance de ces différents symptômes est très
variable. C'est l'association de plusieurs de ces manifestations et
leur répétition qui doivent évoquer le dumping syndrome. Le problème
est qu'il n'y a pas de tests ou d'examens médicaux permettant
d'identifer ce syndrome.

A quoi est-il dû ?

Après avoir été mâchés et avalés, les aliments forment un liquide
nutritif qui est est normalement stocké dans l'estomac. Immédiatement,
les contractions de la paroi de l'estomac cessent, la pression de
l'estomac reste basse ce qui permet au liquide nutritif de stagner
dans l'estomac et d'y être partiellement digéré avant de passer
lentement dans l'intestin.

Après une chirurgie de l'estomac, la diminution des contractions de
l'estomac n'a pas toujours lieu quand il se remplit, ce qui entraîne
un passage rapide du liquide nutritif de l'estomac vers l'intestin.
Ces modifications de la motilité de l'estomac après une chirurgie ne
semble pas encore bien expliquées. Le fait est que l'arrivée brutale
d'une solution nutritive trop concentrée dans l'intestin grêle
provoque un appel d'eau dans la cavité intestinale, une augmentation
de la circulation sanguine de l'intestin, et par conséquent une
diminution du volume du sang dans circulation générale : d'où les
douleurs abdominales, la pâleur et les palpitations.

Comme les capacités d'absorption et de digestion de l'intestin grêle
sont largement dépassées par ce remplissage trop important et rapide,
la solution nutritive mal digérée est évacuée rapidement dans le
reste de l'intestin. Ce passage trop rapide est à l'origine des
diarrhées.
Le dumping syndrome tardif se manifeste une à quatre heures après le
repas par des vertiges et une somnolence. Son apparition est une
conséquence indirecte de l'arrivée trop brutale du liquide nutritif
dans l'intestin grêle. En effet, l'absorption rapide de sucres par
la paroi de l'intestin grêle provoque une forte augmentation du taux
des sucres dans le sang (hyperglycémie) . En réponse l'organisme de
l'enfant produit en très grande quantité de l'insuline. Cette forte
sécrétion d'insuline entraîne une trop forte diminution des sucres
dans le sang, responsable des symptômes d'hypoglycémie du dumping
syndrome tardif (vertiges).

Comment l'éviter ?

Une surveillance du régime alimentaire est nécessaire afin d'éviter
une vidange trop rapide de l'estomac et d'empêcher l'arrivée d'une
solution trop concentrée dans l'intestin. La prise de sucres simples
(sucreries, miel, confitures, sorbets, bonbons...) rapidement
absorbables doit être limitée et surveillée et il faut favoriser la
prise de sucres complexes (de type amidon contenu dans le pain, les
pâtes...).

Il est recommandé de prendre des petits repas (remplir l'estomac par
des petits volumes) et de ne pas boire pendant les repas.
Le contact avec un diététicien est indispensable afin d'aboutir à des
repas équilibrés tout en respectant les contraintes de ce régime.

Rédigé par Frédéric Armand Août 2003

Posté par Calisson13 à 08:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 septembre 2008

Diabéte et By-Pass

La chirurgie de l'obésité dite "bypass", avec réduction de la taille de l'estomac et dérivation des aliments vers l'intestin grêle, induit "une amélioration spectaculaire" et rapide du diabète chez les patients obèses diabétiques, selon des chercheurs.

Des travaux effectués par des chercheurs de l'Université Claude Bernard Lyon-I, de l'Inserm, du CNRS, de l'INRA et de l'hôpital Bichat de Paris, ont permis d'éclaircir le mécanisme en jeu, selon un communiqué de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Ces résultats, publiés dans le numéro de septembre de la revue Cell Metabolism, devraient selon les chercheurs "contribuer à l'exploration de nouvelles stratégies thérapeutiques, chirurgicales ou médicamenteuses, non seulement de l'obésité, mais peut-être aussi du diabète chez l'homme".

L'équipe a mis au point des modèles de chirurgie gastrique soit par anneau, soit par "bypass" chez la souris, dans le but de comprendre les effets spécifiques des deux techniques. Ils ont alimenté des souris avec un régime riche en graisse et en sucre pour reproduire l'état métabolique des patients obèses diabétiques.

L'anneau modulable diminue fortement le volume des prises alimentaires. Utilisée concurremment chez les patients souffrant d'une forte obésité, la chirurgie "bypass" --plus lourde et irréversible-- modifie le circuit alimentaire, les aliments passant par une poche gastrique et rejoignant directement la partie moyenne de l'intestin grêle.

Selon les chercheurs, le bypass "stimule une synthèse de glucose par l'intestin, qui perdure entre les repas". Ainsi, "la détection de ce glucose active un signal qui est transmis au cerveau et améliore la sensibilité à l'insuline".

Quand il y a pose d'un anneau gastrique chez des patients obèses et diabétiques, le diabète s'améliore après une perte de poids. En revanche, selon les chercheurs, quand on utilise le système du "bypass" il y a "amélioration très rapide et marquée du diabète dès la sortie de l'hôpital, bien avant que les patients aient perdu du poids".

Source : Dépêches Medecine et Santé - 2008

http://www.tv5.org/TV5Site/sciences/article-La_chirurgie_de_l_obesite_par_bypass_ameliorerait_rapidement_le_diabete.htm?rub_code=medecine&xml=newsmlmmd.22aa0d009af7b57ca287d9f2baa65cef.5d1.xml

Posté par Calisson13 à 23:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La chirurgie de l'estomac guérit-elle le diabete ?

Court-circuiter l’estomac améliore grandement le diabète de type 2. C’est ce que constatent chirurgiens et diabétologues depuis quelques années. Encore réservée aux centres hospitalo-universitaires en France, la technique du bypass pourrait bien être un espoir pour les diabétiques de type 2 obèses, mal équilibrés par leur traitement.

Le diabète de type 2 est globalement lié au surpoids. Et devant un excès de poids très important, ou obésité sévère, les médecins peuvent proposer une chirurgie gastrique pour améliorer l’espérance et la qualité de vie des malades. Deux techniques, qui ne sont pas sans risques, sont utilisées : l’anneau gastrique et le bypass. La pose d’un anneau autour de l’estomac le resserre et réduit la quantité d’aliments ingérés. Cette opération est réversible et le diamètre de l’anneau peut être ajusté selon la réaction des patients.

L’autre technique est plus récente, c’est le bypass. Cette opération est irréversible. Elle consiste à relier l’intestin grêle à la partie haute de l’estomac, en court-circuitant le reste de l’estomac et le duodénum. Le chemin des aliments est donc raccourci, les malades n’ont plus de réservoir d’aliments dans le système digestif et sont très vite rassasiés. Cette dérivation aboutit à une moins bonne absorption alimentaire, donc à une diminution des calories ingérées.

Depuis quelques années les chirurgiens ont constaté que les diabétiques de type 2 opérés voyaient leur diabète s’améliorer grandement, et particulièrement avec la technique du bypass. « On ne parle pas de disparition de la maladie, de guérison, explique le Professeur Fabrizio Andreelli, diabétologue à l’hôpital Bichat de Paris où plus de 100 diabétiques ont été opérés, mais d’une nette et rapide amélioration dès les premiers jours après l’opération, donc non liée à la perte de poids, comme c’est le cas avec l’anneau ».

Pourquoi un tel effet ? C’est une affaire d’hormone principalement, même si tout ne s’explique pas vraiment. « En effet, poursuit le Pr Andreelli, à chaque fois que nous mangeons, la partie terminale de l’intestin grêle sécrète une hormone, le GLP1, qui est acheminée par le sang jusqu’au pancréas et lui demande de produire de l’insuline. Or les personnes souffrant de diabète de type 2 ont du mal à fabriquer le GLP1. Il semblerait que le montage chirurgical, consistant à rapprocher le lieu de production du GLP1 de l’arrivée des aliments, restaure cette sécrétion défaillante, et donc la production d’insuline. » Ainsi la glycémie s’améliore, et résout tout doucement les problèmes de diabète. Dans 80% des cas, le bypass permet de supprimer le traitement oral du diabète de type 2, parfois même 10 jours après l’intervention.

Si cette technique de bypass est très employée aux USA avec plus de 100 000 opérations par an, elle reste assez confidentielle en France, avec un peu plus de 1 000 personnes opérées dans une dizaine d’hôpitaux chaque année. Elle reste aussi réservée à des malades dont l’indice de masse corporelle (IMC) dépasse 35, ce qui n’est pas le cas de tous les diabétiques de type 2, et cette intervention est d’autant plus efficace qu’elle est pratiquée chez des malades dont le diabète est récent, évoluant depuis moins de 10 ans. « Le bypass gastrique a cependant ses inconvénients, ajoute le Pr Andreelli. Car qui dit malabsorption dit dénutrition, carences en vitamines, en calcium, en fer... qu’il faudra compenser à vie par des suppléments non remboursés par la sécurité sociale ! Ensuite, il est indispensable que les personnes traitées par cette chirurgie de l’obésité suivent les consignes diététiques à la lettre, reprennent une activité physique le plus tôt possible et soient suivis très régulièrement par leur médecin. »

En bref, il ne s’agit pas d’une opération miracle, mais d’une solution efficace pour les personnes souffrant de diabète mal équilibré, malgré le traitement, associé à une obésité. Les chirurgiens précisent aussi que les patients intéressés ne doivent s’adresser qu’à des spécialistes expérimentés, pratiquant cette technique régulièrement (au moins 50 opérations gastriques par an), dans les centres hospitalo-universitaires des grandes villes.

Lucile Cleenewerck
Date de publication : juin 2008 Source: Diabete2-patients.com http://www.diabete2-patients.com/news_full.php?id_news=111

Posté par Calisson13 à 23:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

la chirurgie de l'obésité améliore le diabète des patients obèses

Selon une nouvelle étude menée par plusieurs établissements français de santé et de recherche médicale, la chirurgie de l'obésité améliore le diabète chez des patients atteints par cette maladie en plus d’une situation de surpoids. Cette étude pourrait déboucher sur de nouvelles stratégies thérapeutiques, chirurgicales ou médicamenteuses du traitement du diabète et des personnes obèses.

Parmi les différentes chirurgies gastriques de l'obésité, la chirurgie appelée « bypass », provoque une amélioration « spectaculaire » et « très rapide » du diabète chez les patients diabétiques et en situation d’obésité.

Les auteurs estiment que « nos résultats devraient contribuer à l'exploration de nouvelles stratégies thérapeutiques, chirurgicales ou médicamenteuses, non seulement de l'obésité, mais peut-être aussi du diabète chez l'homme ».

Des travaux réalisés sur la souris, par des chercheurs de l'Université Claude Bernard de Lyon, de l'Inserm, du CNRS, de l'INRA et de l'hôpital Bichat de Paris, expliquent pourquoi la chirurgies gastriques de l'obésité dite « bypass », améliore de façon aussi spectaculaire que rapide le diabète chez des patients atteints d’obésité.

Le « bypass » stimule en fait une synthèse de glucose par l'intestin, qui perdure entre les repas. La détection de ce glucose active un signal qui est ensuite transmis au cerveau améliorant la sensibilité à l'insuline. Lorsque l'obésité s’accompagne de diabète, celui-ci s'améliore après que les patients aient perdu du poids.

L'effet spécifique, encore mal compris, du « bypass », contrairement à la technique de l’anneau gastrique, consiste en une amélioration très « rapide et marquée du diabète, dès la sortie de l'hôpital, bien avant que les patients aient perdu du poids ».

Les équipes de Fabrizio Andréelli et de Gilles Mithieux, en collaboration avec celles de Christophe Magnan (Laboratoire de physiopathologie de la nutrition, CNRS/Université Paris Diderot) et Bernard Thorens (Lausanne) ont testé l'hypothèse que la néoglucogenèse intestinale participait aux effets spécifiques du « bypass »  gastrique. Ils ont alimenté des souris avec un régime riche en graisse et en sucre pour reproduire l'état métabolique des patients obèses diabétiques.

Ils ont ainsi pu observer « une expression forte des gènes de la synthèse de glucose sur toute la longueur de l'intestin des souris « bypass », mais pas des souris « anneau ». Les auteurs rapportent aussi une libération de glucose dans la veine porte qui perdure entre les périodes d'assimilation des repas. »

Or, cette libération de glucose, suffisante pour activer le signal nerveux de la veine porte, induit une diminution de la prise alimentaire et une amélioration marquée de l'efficacité de l'insuline à diminuer la glycémie.

La chirurgie gastrique de l'obésité dite « bypass » consiste, en plus d'une réduction de la taille de l'estomac, à dériver les aliments dans l'intestin distal (très éloigné de l'estomac avant l'opération). Ces résultats, publiés dans le numéro de septembre de la revue Cell Metabolism, permettent d'envisager de futures approches thérapeutiques de l'obésité diabétique.

Pour les chercheurs, ces travaux ont permis « de mieux comprendre l'amélioration rapide du diabète observée après la chirurgie gastrique de l'obésité dite « bypass », un phénomène qui restait inexpliqué. »


Source: Actualités-News-environnements

http://www.actualites-news-environnement.com/17841-chirurgie-obesite-diabete.html

Posté par Calisson13 à 23:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]